Bon, allez c’est à moi de vous faire un p’tit CR de cet IM de France .

 

Pour moi cette année c’était, voyage en terre inconnue, non pas que je découvrais la distance IM (c’est mon 4 em) ou même Nice, puisque j’étais venu en 2005 faire le premier, non cette terre inconnue dont je vous parle, c’est comment boucler un Marathon à peu près correctement avec seulement une dizaine d’heures d’entraînement en course à pied ?

 

En effet, blessé au genou, depuis maintenant quelques années, je suis dans l’impossibilité de courir régulièrement (mais bon le très cher Dr Yves m’a mis sur une piste de guérison, à suivre)

 

Donc voilà le challenge qui s’offrait à moi ce 28 juin .

 

J’arrête là de me plaindre, pour vous parler un peu plus de la course et de l’organisation .

Comme je vous l’ai dit un peu plus haut, je suis venu faire le premier, et c’est donc pas pour l’organisation que je revenais, mais là surprise, niveau orga rien à dire, ou si BRAVO rien à envier aux Allemands, c’était tip-top.

Côté course tout était bien huilé également, bon il y aura toujours des grincheux pour vous dire que l’eau était trop mouillée ou trop salée ou encore trop pas assez, mais ceux là on les connait, ils ne seront jamais contents ;=)

J’vous passe l’arrivée au parc, l’enfilage de la combi, ou encore la longue nuit de deux heures, mais non j’étais pas stressé !

 

6h30 à l’eau où là, il y a du monde, on se croirait un jour de départ en vacances sur l’A86, j’arrive tant bien que mal à la bouée des 1000, et là je rate le virage à droite pour me retrouver avec tout un paquet  perdu entre la corse et le continent (on n’est pas loin de Marseille il faut faire couleur locale), donc virage à droite toute pour aller rechercher la bouée des 1200, la prochaine fois je lèverai un peu le nez au lieu de suivre bêtement les pieds de devant ; la suite du parcours est plus calme et j’arrive à trouver ma place, sortie à l’Australienne et deuxième petite boucle de 1400m, je sors en 1h19, ni satisfait, ni déçu.

 

Change express dont j’ai le secret 13 mn, j’dois pas être loin de mon record et me voici parti pour la partie vélo.

 

20 km de plat et une bosse 13% suivie de 18km à 2-3 % puis une descente de 8km voilà pour l’échauffement avant d’attaquer  la principale bosse, 20km à 4 et 6 %,  viennent ensuite 2 autres petites bosses, à ce moment on est à plus de 1000 m d’altitude et à 85km du départ, j’en profite de cette partie moins difficile pour féliciter encore une fois l’organisation, pour la sécurité et les ravitos dignes de ce nom.

Allez on continue, surtout que ça descend pratiquement  pendant 17km avant la dernière grosse difficulté une montée de 6.2km à 6.4%,  vient ensuite l’aller retour sur une portion à peu prés plate, qui me permet de croiser papa Claude, un p’tit coucou et il faut se coltiner l’avant dernière bosse 2.4km à 3% enchaîner par 13km de descente puis la dernière 2.4km à 2.5%. Ouf, fin des hostilités, il reste 16km de descente suivie de 20km de plat vent dans le nez.

Cette partire vélo me laisse un peu sur ma faim, non pas à cause du parcours ou des paysages qui sont vraiment superbes, mais plutôt déçu de devoir rester en dedans pour ne pas trop hypothéquer mes chances en course à pied.

Côté chiffres ça donne : 173 km !!! – 2195 D+ - 27.1km/h

 

Me voici donc dans le parc pour un change beaucoup plus rapide que le premier, et oui pas folle la guêpe, je n’avais pas mis ma combi pour le vélo ! ce qui m’a permis de gagner au moins 30 secondes par rapport à la T1.

 

Dés les premiers mètres du marathon, une pensée m’obsède : « le cardio », je me dis, mon p’tit gars si tu veux aller au bout il va falloir ménager ta monture (comprenez les jambes), donc je me règle sur 70% de fréquence max et je m’y tiens .

Et là dés les premiers Km je constate que tout le monde me double, en effet les seuls que je passe sont ceux qui marchent, dur pour le moral.

Justement en parlant de ceux qui marchent, j’aperçois Celine sur le bord qui me dit que Titof est devant et que je ne devrais pas tarder à le rattraper, rattraper Titof, moi ! je comprends très vite qu’il doit être encore victime de ses ennuis gastriques, en effet 1 Km plus loin je l’aperçois qui marche, je m’arrête pour l’accompagner quelques mètres, puis il se décide à trottiner un peu  avec moi, n’étant décidément pas au mieux il me demande de ne pas l’attendre et de continuer ma course, enfin course c’est un bien grand mot quand je vois à la vitesse ou je coure !

J’arrive à trottiner tant bien que mal de ravito en ravito jusqu’au 32em km où là je sens des crampes monter (ou descendre j’ne sais plus très bien ) .

Cette histoire de crampes me rappelle mon premier marathon, où, les jambes complètement tétanisées, j’avais mis 45mn pour faire 2 km, à partir de là plus le choix, je devais me débrouiller pour rallier l’arrivée, je me mis donc à alterner marche et footing sur la dernière boucle jusqu’au dernier ravito à 1 km de l’arrivée,  que je pus courir avec un rythme soutenu (enfin je crois), pour finir au sprint avec un autre concurrent qui n’avait pas apprécié d’être doublé dans les derniers hectomètres jusqu'à 1 mètre de la ligne où je dû pousser, emporté pas mon élan, un autre concurrent devant  moi, pour ne pas lui griller la priorité sur le finish.

 

Voilà c’est fini je viens de boucler mon 4eme Ironman ? après un marathon de 4h55 à plus de 35mn de celui d’Embrun, ce qui me laisse à penser que si je ne peux plus m’entraîner à pied ce sera certainement le dernier.

A+

Alain

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Commentaires: 4

  • #1

    calimero (jeudi, 02 juillet 2009 22:05)

    tres beau cr, plein de vie
    bravo pour ta perf et merci pour ce reportage

  • #2

    dan (vendredi, 03 juillet 2009 21:52)

    Je vais encore réfléchir avant de m'inscrire sur un iron. Super CR, on y était, bonne récup et à bientot dans le parc. dan

  • #3

    Olive (jeudi, 09 juillet 2009 21:23)

    Bravo! Félicitations!
    En plus, faire un marathon d'iron sans entraînement!...
    Allez Alain, tu nous soignes ce genoux, et tu remets le couvert?

  • #4

    Gwen (samedi, 11 juillet 2009 17:57)

    Le compte rendu est vraiment très drôle mais bon... qu'est ce que tu as dû en c...!
    Et avec tout ça, vous voulez que je fasse un Ironman... mais vous êtes fou!!
    Dans tous les cas, Félicitations! le terminer... c'est formidable!
    côté course à pied, on pourrait s'entrainer ensemble & on nous appelerait l'équipe des bras (ah non, jambes) cassés!!
    Repose toi bien...

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